>>la Négritude?

>>la Négritude?

Ce mouvement est né de la rencontre entre Aimé CESAIRE et SEGNGHOR aidé par le poète guyanais Léon-Gontran DAMAS.
Ils affirment haut et fort la grandeur de l'histoire et de la civilisation noire face au monde occidental qui les avait jusque là dévalorisées.
Ils se refusent l'existence d'une essence noire mais veulent faire de leur identité nègre et de l'ensemble des valeurs culturelles du monde noir,une source de fierté.

Pour Césaire, il s'agit de bâtir une nation et de fédérer un peuple,en rompant un silence collectif.Dans ses écrits,il aborde le thème du héros noir, du colonialisme,de l 'émancipation,de la révolution,de l'Afrique et de la tyrannie.

Aujourd'hui des écrivains tels que Daniel MAXIMIN ou le poète et romancier Bertène JUMINER ainsi que Xavier ORVILLE sont également dans le sillage littéraire de CESAIRE.Parmis les détracteur de la Négritude,Frantz FANON considère le concept trop réducteur.

Dans son essai"Peau noire,masque blanc",paru au début des années 50,il étudie les conséquences humaines du colonialisme et du racisme.Il fait le portrait de l 'homme noir antillais,victime des préjugés de couleur et des complexes d 'infériorité qu'il a intériorisé.Selon lui, "Les Antillais sont,après la grande erreur blanche,en train de vivre le grand mirage noir"...


Soyons fièrs d'être NOIR...

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 13:58

>>Martin Luther King / sa biographie

>>Martin Luther King / sa biographie

Martin Luther King est né à Atlanta le 15 janvier 1929.
(Fils de Martin Luther King Senior et d'Alberta Williams King).

Issu d'une famille bourgeoise,il bénéficie d'un environnement culturel favorable.
Il devient pasteur baptiste à l'âge de 19 ans, dans la tradition de son père (pasteur à l'Eglise Baptiste d'Ebenezer à Atlanta)et de son grand-père.[Le mouvement baptiste est une branche de la famille protestante née en Angleterre au XVIIe siècle.Il se développe surtout aux Etats-Unis et en Russie.Les baptistes se caractérisent par un attachement inconditionnel à l'Ecriture Sainte].

La même année, il sort diplômé de Morehouse College(Atlanta),un établissement pour élèves noirs.Sa formation théologique commence au séminaire Crozer,à Chester(Pennsylvanie)et s'achève en 1955 à Boston University par l'obtention d'un doctorat.

En 1953,il épouse Coretta Scott

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 14:22

Modifié le samedi 07 juillet 2007 05:10

>>Discours de Martin Luther King

>>Discours de Martin Luther King
I HAVE A DREAM
(J'ai un Rève)
Martin Luther King, Jr.


Discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Memorial, Washington D.C., le 28 août 1963.

Il y a cent ans, un grand américain, qui jete sur nous aujourd'hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d'Emancipation. Cet arrête d'une importance capitale venait porter lumière, comme une phare d'espoir, aux millions d'esclaves Noirs marqués par les flammes d'une injustice foudroyante, et annonçait l'aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.

Mais un siecle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres. Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et enchainée par la discrimination. Un siècle plus tard, les Noirs représentent un ilôt de pauvreté au milieu d'un vaste océan de prospérité matérielle. Un siècle plus tard, le Noirs languissent toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre. Alors nous venons içi aujourd'hui pour dramatiser notre condition effroyable.

Nous venons à la capitale de notre nation pour demander, en quelque sorte, le paiement d'un chèque. Quand les architectes de notre république ecrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendence, ils signèrent un billet à l'ordre de chaque américain. C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliènable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd'hui evident que l'Amérique a manqué a cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique à passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité nationaux. Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice. Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l'Amérique l'urgence absolue du moment. Ce n'est pas le moment de prendre le luxe de laisser calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale. Il est temps d'ouvrir les portes de l'opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale jusqu'au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l'urgence du moment, qu'elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu'à l'arrivée d'une automne vivifiante qui amenera liberté et égalité. L'annee 1963 n'est pas une fin, mais un début. Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits seulement de s'exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n'était. L'Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquilité tant que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droit civiques. Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu'au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelquechose que je doit dire à mon peuple, qui sont sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d'actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l'amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de la discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l'âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence içi aujourd'hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.

Et quand nous marchons, nous devons jurer d'aller toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Il y en a qui demandent aux fervents des droits civiques, "Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d'un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu'un Noir en Mississippi n'a pas le droit de voter et qu'un Noir à New York ne voit rien pour lequel il peut voter. Non, non-nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchainera comme les eaux, et que la rectitude sera comme une fleuve puissante.

Je ne suis pas sans savoir que certains d'entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d'entre vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d'entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissés meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les véterans de la souffrance créative. Persévérez dans l'assurance que la souffrance non-méritée vous portera rédemption.

Retournez au Mississippi, retournez à l'Alabama, retournez à la Géorgie, retournez à la Louisiane, retournez aux ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d'une manière ou d'une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée de la désespoir.

Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultes et les frustrations du moment, j'ai quand même un rève. C'est un rève profondement enracinée dans le rève américain.

J'ai un rève-qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de son croyance: "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, que les hommes naissent égaux."

J'ai un rève-qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

J'ai un rève-qu'un jour même l'etat de Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rève-que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour l'état de l'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme freres et soeurs.

J'ai un rève aujourd'hui.

J'ai un rève-qu'un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivellé, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront faits droits, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.

Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révoltons pour la liberte ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.

Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, "Mon pays, c'est de toi, douce patrie de la liberté, c'est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pélerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse."

Et si l'Amérique veut être une grande nation ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes du New York. Que la liberté retentisse des hauts Alleghenies de la Pennsylvanie!

Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado!

Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie!

Mais pas que ça-que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Georgie!

Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee!

Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupiniere du Mississippi! Que la liberté retentisse!

Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour quand tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Catholiques et Protéstants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir, "Enfin libres! Enfin libres! Dieu Tout-Puissant, merci, nous sommes enfin libres!"



*POSITIVE THING*

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 14:35

>>Black Panthers

>>Black Panthers

Black Panthers signifie avant tout le courage...


De la fondation du parti en 1976 jusqu'à sa dissolution au milieu des années 70, les Panthers ont toujours voulu prendre les positions les plus dangereuses pour la défense de la communauté noire, dans le conflit armé avec la société raciste. Plusieurs sont morts et beaucoup d'autres ont risqué leur vie ou se sont retrouvés en prison au cours de cette lutte. Cette année les Panthers qui ont survécu à cette histoire ont confirmé leur audace débordante : ils ont fait les premiers pas pour engager un débat très important aux États-Unis sur le caractère révolutionnaire de leur mouvement et, d'une manière plus générale, sur l'histoire des mouvements de gauche des années 60 et 70. L'acte le plus courageux des Panthers c'est peut-être celui qu'ils ont accompli aujourd'hui : cet acte d'autocritique.

Un des obstacles qui bloquent la formation des projets révolutionnaires réside dans notre incapacité à concevoir ce qu'étaient réellement les mouvements (plus ou moins révolutionnaires) des années 60 et 70 et ce qu'ils signifient pour nous aujourd'hui. Pour la jeune génération, se situer par rapport au passé récent de la gauche est quelque chose d'extrêmement problématique. Aujourd'hui, il n'est plus possible de soutenir l'idée que ces mouvements passés ont toujours été d'une parfaite rectitude ; ce serait un geste de mauvaise foi que de négliger leurs nombreux défauts. Ce serait également une dissimulation destructrice que de voir uniquement les imperfections qui déparent ces mouvements, en sous-valorisant ainsi leur potentiel révolutionnaire. Il n'est pas possible de se ranger simplement sous le drapeau de leur gloire ni de se dissocier de leur honte. Le pas en avant peut être fait seulement dans les termes d'une autocritique honnête et profonde.

# Posté le dimanche 22 janvier 2006 14:51

>>Diversité des acteurs pour l'émergence du peuple noir

>>Diversité des acteurs pour l'émergence du peuple noir

Cette oeuvre regroupe différentes personnalités,toutes de race noire voir métissé.On peut apercevoir des "monstres" du cinéma, des chanteurs,des militants pour faire valoir les droits de la communauté noire .
Observez Malcolm X,Martin Luther,La mulatresse Solitude,Vanessa Williams, Marvin Gay,Spike Lee,Nelson Mandela,Ray Charles,Mohamed Ali,Aimé Césaire...
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 15:10